C’est par où qu’on s’insurge ?

Il y a des matins comme ça. Enfin, ça a commencé hier soir, avec ma découverte de la publication dans le Handelsblatt des demandes détaillées de la Troïka sous forme de marques de révision par rapport à l’état des propositions grecques antérieures.

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Jugez par vous-mêmes en lisant l’ensemble. C’est un cas remarquable d’acharnement idéologique et d’autoritarisme post-démocratique contre la volonté d’un peuple et le bon sens de son gouvernement. Et nous regardons sans rien faire d’autre que de s’indigner, du moins rien qui soit à la hauteur de la situation.

Idem pour la politique vis à vis des migrants (plus précisément des réfugiés fuyant des guerres que nos pays ont largement contribué à allumer ou au moins laissé se développer et alimenté). Entre ceux qui veulent faire la guerre aux migrants, ceux (les mêmes souvent) qui se défaussent de leurs évidentes responsabilités sur le dos des passeurs criminels qui ne sont que les symptômes de l’inhumanité que nous avons organisé à nos frontières, les xénophobes et ceux qui espèrent qu’en les imitant ils garderont leurs miettes de pouvoir, on est bien loti. Là sur le terrain, il y a des gens qui manifestent courageusement leur solidarité. Mais rien qui rattrape les discussions du Conseil européen et les déclarations mensongères et les politiques égoïstes alimentant la xénophobie de la plupart de ses membres, dont notre pays.

Il y a la surveillance, avec la novlangue de satisfaction des tenants de la loi renseignement et la grande incertitude sur le point de savoir si le Conseil constitutionnel saura censurer en totalité cette loi de suspicion qui bafoue les droits de tous sans que nul ne puisse savoir s’il en est victime ou non et qui crée la fiction d’un contrôle qui ne fait que garantir l’immunité de ceux qui pratiquent les abus, pendant qu’on continue à persécuter ceux qui les ont révélés.

Il y a les PPP qui reviennent sur le devant de la scène à l’occasion d’un bulletin d’information radio consacré à la cité judiciaire des Batignolles, PPP si bien dénoncé par Christiane Taubira avant qu’elle avale cette coulœuvre avec toutes les autres. Business as usual ? Oui, mais ce business c’est celui de la prévarication, de la corruption systématique des politiques publiques, infiniment plus grave que celle de quelques politiciens pour leur profit personnel.

Je vous parlerai d’Uber une autre fois.

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