Bernard Bèzes a raison

Dans Libération de ce jour, M. Bernard Bèzes, chef de la cartothèque de l’IGN, publie une tribune (accès ouvert ce soir) dans laquelle il réagit à la mention de l’iGN dans notre tribune du 25 janvier Bientôt expropriés du patrimoine commun ?. Cette tribune fait suite à des échanges avec un de ces collègues sur ce blog. M. Bèzes souligne que l’IGN développe une politique de mise à disposition gratuite d’un très important patrimoine géographique. La mention de l’information géographique dans notre tribune avait pour principal but de souligner la portée remarquable de projets sociétaux comme OpenStreetMap. Mais il faut donner acte à M. Bèzes que la mention de l’IGN et celle de la vente d’informations financées par le public dans le contexte de la tribune pouvait donner à penser que nous lui adressions des reproches similaires à ceux adressés à la BnF. Or s’il y a bien un débat sur les conditions de mise à disposition de certaines données contemporaines par l’IGN (auquel M. Bèzes fait référence dans la dernière partie de sa tribune), ce débat est d’une nature différente de celui portant sur le patrimoine culturel de domaine public. Il aurait été préférable d’être plus clair ou d’éviter la mention de l’IGN. Notons au passage que la réponse de M. Bèzes souligne à quel point d’autres organismes détenant d’importants fonds patrimoniaux font– les concernant – des choix différents pour leur numérisation et leur mise à disposition du public de ceux auxquels nous nous opposons dans le cas de la BnF.

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