La, ça déborde

Dans Libération de ce jour, la ministre de la culture et de la communication publie une tribune, sur laquelle vous noterez que, contrairement à mon habitude, je ne crée aucun lien. En effet, on y lit ceci :

Mais déjà, nous travaillons […] sur une rémunération des éditeurs de presse pour le référencement de leurs productions sur les réseaux internet

Cela me parait une extrêmement bonne idée, susceptible d’être généralisée à toute source de contenus dont on souhaiterait se débarrasser. Ainsi, les bibliothèques mais aussi la base de données ELECTRE acquitteraient une taxe pour cataloguer les livres. Ne parlons pas du dépôt légal du Web, cette entreprise de bandits parasites ou de l’Internet Archive. Et de chacun de vous amis blogueurs et microblogueurs.

Quand je pense que jusqu’à ce matin (enfin hier 19:07), il y avait des éditeurs de presse et d’autre chose qui payaient des consultants et des liens publicitaires pour être mieux référencés sur les réseaux internet

En attendant l’adoption d’une prochaine loi, tout de même, vous êtes autorisés à référencer toutes mes productions sur les réseaux internet. Et si vous voulez éviter l’adoption de la loi, soutenez la proposition 2 des éléments pour une réforme du droit d’auteur et des politiques culturelles liées.

Plus sérieusement, un des aspects les plus tristes de cette initiative est que le référencement émanant des individus est une des manifestations majeures de l’expression de l’intérêt. A ce titre, il constituerait une des bases pour la répartition d’un financement mutualisé de la création sur internet, si l’accumulation de propositions stupides comme la Lex Google n’en affaiblissaient pas la possibilité.

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