A l’aube de temps incertains (15 janvier 2009)

Le train pour Boston avance lentement dans le blizzard. Finalement, il est à peine en retard. A Boston, il ne neige plus. -10°. Je prend le métro pour déposer mes bagages à Harding House, qui annonce fièrement être le meilleur Bed & Breakfast de Cambridge. Je ne connais pas les autres, mais je laisse le bénéfice du doute à Harding.

Harding House

Je dois retrouver David Bollier, qui écrit des livres sur les biens communs et anime On the Commons. Je me trompe de lieu de rendez-vous mais il me retrouve. Nous discutons de soutenabilité des activités hors marché. Il me parle des travaux de John Clippinger et Yochai Benkler sur la mise en place de corporations virtuelles dans l’état du Vermont. J’aimerais en savoir plus. J’essaye de lui expliquer pourquoi je crois que la mise en place d’un financement soutenable (ou d’une création de monnaie si on préfère le penser comme cela) pour les biens communs de contenus est globalement plus efficace au niveau macro-économique ou sectoriel qu’au niveau micro-économique. Pas sûr d’être clair.

Je vais au Berkman Center. J’y rencontre une personne avec qui j’ai travaillé pendant un an par conférence téléphonique et email sans jamais la rencontrer et dont j’estime le travail. Nous sommes je crois tous les deux gênés. Je croise des visages connus. L’accueil est chaleureux, mais je ne trouve pas tout à fait ma place. Mireille m’envoie un message pour avoir confirmation de ce que je ne suis pas perché sur l’aile d’un avion au milieu du Potomac. Je confirme.

-16° le soir. Je demande au jeune homme de la réception de m’indiquer un restaurant simple dans le quartier. Il m’envoie à un indien qui correspond à ce dont j’avais envie comme s’il avait lu dans mes pensées.

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