Il y a quelques jours, j’essayais de formuler quelques conditions modestes et mesurées pour que la concertation annoncée sur « l’exception culturelle 2.0″ puisse jouer un rôle démocratique utile. Je listais notamment le fait que la mission proprement dite soit constituée uniquement de personnalités indépendantes de tout intérêt économique (qu’il s’agisse de ceux des industries culturelles ou des intermédiaires d’internet). Ne voilà-t-il pas que Frédéric Martel annonce que le gouvernement s’apprêterait à désigner Pierre Lescure à la tête de cette mission. Pierre Lescure est sûrement une personne tout à fait respectable, comme ses prédécesseurs nommés dans l’ère Sarkozienne. Mais non seulement il fut de 1994 à 2002 le PDG de Canal+, l’un des principaux acteurs du lobbying visant l’élaboration des politiques culturelles, mais si l’on en croit Wikipedia, il est aujourd’hui membre du CA ou Conseil de surveillance de Lagardère, Thomson SA, Havas et Le Monde (et j’en passe).
Si c’est confirmé, cela signifie que la section politique de l’oligarchie gouvernante n’a vraiment rien compris aux conditions élémentaires de la restauration de la dignité du politique.



[...] Aigrain, co-fondateur de la Quadrature du Net, a réagit sur son blog, déclarant que si la nomination de Pierre Lescure est confirmée « cela signifie que la [...]
[...] Numérama : L’évocation de Pierre Lescure à la tête d’une mission sur Hadopi a immédiatement suscité l’ire de Philippe Aigrain, cofondateur de la Quadrature du Net, estimant “que la [...]