Les droits fondamentaux (suite)Fundamental rights (continued)


Au fait, puisqu’on parle de droits fondamentaux, l’article IX de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 dit ceci :

Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable, s’il est jugé indispensable de l’arrêter, toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s’assurer de sa personne, doit être sévèrement réprimée par la Loi.

En d’autres termes, les conditions d’arrestation de Vittorio de Filippis et si l’on en croit les jeunes avocats celles de dizaines de milliers de personnes chaque année ne méritent pas seulement protestations et émotions. Ceux qui en sont responsables ou qui les suscitent par leurs ordres doivent subir toute la rigueur de la loi … dans le respect de la présomption de leur propre innocence.

Et que fera-t-on pour les collégiens de Marciac ? Là, je ne sais plus que dire. Lisant le témoignage d’une jeune fille rapporté par son père, j’envisageais une possible manipulation … parce que je ne voulais pas croire à de tels agissements. C’est ainsi que l’on protège sa confiance dans un Etat de droit. Merci de ne pas me rendre encore plus incrédule.

Merci aussi aux bons esprits de ne pas me rappeler que le trafic de stupéfiants peut être chose grave et que la violence à l’école n’est pas le monopole des forces de police. Je suis au courant. Mais l’Etat de droit s’applique avant tout à ceux qui veulent faire respecter la loi. Il vaut non seulement à l’égard des innocents mais aussi à l’égard des possibles coupables. Ceux qui voient dans le droit et les droits une entrave à l’atteinte des objectifs quantitatifs de performance dans l’application de la loi sont dangereux. Ils susciteront la haine, la violence et le mépris pour la loi.


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