Les criminels de l’Europe asociale

Il y a quelques jours, les membres du groupe trans-partisan Spinelli publiaient des tribunes dans les quotidiens européens pour décrire ce que devrait être le contenu économique et social d’une relance politique Européenne. On peut porter un regard critique sur le contenu de ces tribunes, souligner leur classicisme, prenant peu en compte les nouvelles dimensions de notre présent (pas un mot sur le rôle des citoyens). On peut constater que leurs mesures purement financières ou de contrôle budgétaire restrictif ont une certaine crédibilité alors que les mesures fiscales et sociales ne peuvent sans doute pas se développer sans qu’un mouvement citoyen et social immense ne les impose. Mais il faut cependant saluer ces tribunes car elles décrivent le minimum absolu en matière de mutualisation de la dette (à hauteur de 60% du PIB), de capacité de réinvestissement pour permettre une réorientation de nos modèles économiques, et de lutte contre les extrêmes inégalités que rendent possibles l’évasion et les paradis fiscaux ainsi que les niveaux de revenus et richesse insensés de certains.

A la lumière de ce minimum, de ce plancher de la décence, les récents débats et « accords » apparaissent pour ce qu’ils sont : un nouveau pas dans l’aveuglement criminel de nos dirigeants, leur autisme asocial. Les citoyens et les sociétés d’Europe vont devoir être courageux et sages à leur place. Il faudra pour cela éviter la simple dénonciation, complice historique de la démission. Tous au travail sur la construction citoyenne. Rien n’est plus impossible : ils appellent le gouvernement chinois et les banquiers au secours, nous pouvons bien instituer un minimum de justice fiscale et sociale et de renouveau démocratique, pays par pays, en Europe et dans le monde.

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