Une oligarchie frileuse se barricade contre quelques jeunes gens polis

Promenade du soir hier à la Bastille. Un cordon de CRS bloque l’accès à tout le parvis devant l’Opéra. Enfin quand je dis bloque, ils s’écartent pour me laisser passer, mais le touriste noir américain qui me suit se voit demander où il va. « There » répond-t-il désignant vaguement la direction des bars de la rue de la Roquette. Permis de passage. Au centre du parvis vide, 4 jeunes filles espagnoles sont assises et échangent des n°s de téléphone d’avocats, je ne sais si c’est pour des copains préalablement embarqués. Cet espace vide et protégé comme symbole, c’est celui d’un pouvoir invisible et si présent dans ses effets. Faut-il qu’il soit fragile pour qu’on le protège alors que rien de sérieux ne le menace encore. Tant mieux d’ailleurs, car la #frenchrevolution (identi.ca, twitter) et #democratiereelle (identi.ca, twitter) n’ont pas encore assez construit leur discours et leur projet. Attendez un peu. Ou plutôt n’attendons pas. Comment pouvons-nous aider à la reconnaissance de la complexité dans ce mouvement encore virtuel sans qu’il perde sa simplicité ? N’en attendons pas trop, juste ce qui se donnera à nous.

This post is also available in: English

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais rendu public.Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires