Insécurité pour la démocratie et l’état de droit


Depuis le temps qu’on vous le dit, on pourrait presque se réjouir de la confirmation, mais non, ça ne passe pas. Qu’est-ce qui ne passe pas ? La confirmation d’un agenda sécuritaire généralisé, fondé sur l’invocation permanente de la peur, justifiant les pires intrusions dans la vie de chacun, bafouant les responsabilités démocratiques des maires, cherchant tous les prétextes pour installer la mise sous tutelle de l’internet (après les jeux en ligne, c’est la pédopornographie qui sert à justifier des mesures parfaitement inefficaces pour lutter contre elle), les présomptions de culpabilité multipliées par petites touches, etc. Ce coup-ci, avec le retour de la LOPPSI2 au parlement, on est côté mesures de surveillance généralisées et corsettage de l’internet. [Formulation modifiée à 17h10 pour clarification] Demain, les premiers messages de l’HADOPI, s’ils sont envoyés sans décision judiciaire préalable, constitueraient [fin modification] une nouvelle forme d’atteinte à la présomption d’innocence: la menace d’Etat sur réquisition privée pour délit dont la réalité n’a pas à être prouvée pour formuler la menace (avec surveillance généralisée préalable bien sûr).

Il n’est plus temps de défendre les libertés et les ressources de l’expression démocratique par morceaux.

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